Mon plus beau plan fixe
Exposition à venir
Venez découvrir l'exposition "Mon plus beau plan fixe" du cinéaste Hassen Ferhani au château d'If.
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Tarifs
Inclus dans le droit d'entrée du monument
Présentation
Tout au long de l’été, le centre des monuments nationaux en partenariat avec l’Institut français vous invite à découvrir l’exposition “Mon plus beau plan fixe” d’Hassen Ferhani au coeur du château d’If.
À travers trois installations dont la diffusion du film “143 rue du désert”, une immersion sonore à travers Studio Baumettes et Mon plus beau plan fixe, une œuvre créée spécialement pour le château d’If, Hassen Ferhani investit le monument dans toute sa dimension, et l’énergie varie selon le moment où l’on s’y trouve. Il propose aux visiteurs un regard sensible sur le temps long et l’esthétique du plan fixe. Entre silences et attentes, il capte le temps qui s’écoule, qui s’efface, à travers des images ancrées dans le réel.
Un voyage sonore et des présences singulières, ces installations invitent à une traversée de Marseille à Alger, révélant toute la poésie, le charme et l’humanité des instants partagés.
Mon plus beau plan fixe
« Et si mon plus beau plan fixe n'était pas une image que j'ai filmée, mais une invitation à contempler un cadre, une fenêtre, une focale ? » Hassen Ferhani
Conçue pour le château d’If, cette installation ouvre une percée vers « l’imaginal », un concept philosophique issu de l’islam. Un espace d’« intermondes » entre le sensible et l’intelligible. Depuis la chapelle de la tour Saint-Christophe, deux fenêtres cadrent l’horizon.
Dans cet espace, l’artiste laisse un libre cours au regard des spectateurs et qui composent leurs propres images, en dialogue avec le paysage vivant de la Méditerranée. Le voyage est également sonore, d’un côté Alger, de l’autre Marseille. Des voix en français et en arabe accompagnent cette expérience, fragments de récits, bruits, chants et anecdotes glanés entre les deux rives. À travers cette expérience immersive, Hassen Ferhani invite à entrer dans l’intimité d’une traversée, Marseille-Alger.
Studio Baumettes
Au printemps 2025, le Centre national des arts plastiques et Lieux Fictifs invitent Hassen Ferhani à réaliser un film avec des personnes détenues au Centre pénitentiaire des Baumettes.
L’artiste transforme alors une pièce de la prison en studio photo. Dans un décor minimaliste, huit hommes détenus font l’expérience de l’image. Au château d’If, le visiteur est invité à prendre place dans ce même décor et à écouter la bande sonore du film. En choisissant l’absence d’image, Hassen Ferhani propose une expérience partagée qui fait résonner la puissance de l’hors-champ, celle qui ouvre à l’échappée. L’installation est présentée au rez-de-chaussée de la tour Maugouvert.
143 rue du désert
Au 1er étage de la tour Saint-Christophe, est présentée la projection du film “143 rue du désert”. Une immersion au cœur du désert algérien, dans un relais tenu par une femme.
Pour une cigarette, un café ou quelques œufs, elle accueille routiers, êtres en errance et rêves de passage… En présentant cette installation au château d’If, Hassen Ferhani invite à pénétrer chez celle qu’il décrit comme une « sainte en son mausolée profane » et à prendre place à la table de la patronne. Une halte bienvenue, un geste d’hospitalité offert au visiteur, dans un temps suspendu, sans horloge. Malika, depuis le seuil de sa gargote devenue balise, adresse une invitation simple : « Regarder le monde ».
L’artiste fait dialoguer l’intérieur du relais avec un nouvel extérieur, la mer qui entoure l’île d’If, ouvrant une perspective audacieuse vers le vaste monde.
L’artiste
Hassen Ferhani est un cinéaste et artiste plasticien franco-algérien. Il découvre le cinéma en 2003 en coanimant le ciné-club de l’association culturelle Chrysalide. Au sein de ce collectif, il réalise son premier court métrage, Les Baies d’Alger (2006), sélectionné dans plusieurs festivals internationaux et qui révèle déjà l’attention singulière qu’il porte aux récits, aux visages et aux espaces de la société algérienne.
À travers une œuvre humaniste et engagée qui brouille les frontières entre documentaire et fiction. Hassen Ferhani s’est imposé en une dizaine d’années comme l’une des figures majeures du renouveau du cinéma algérien, et plus largement d’un cinéma attentif aux récits du réel. Parallèlement à son travail cinématographique, il explore d’autres formes de création en mobilisant la photographie, le son et l’image filmique pour concevoir des installations qui transforment les espaces et prolongent son regard sur le monde.
La saison Méditerranée
Née d’une volonté présidentielle, la portée par s’inscrit dans l’ambition de construire une « Méditerranée connectée », célébrant la richesse des liens exceptionnels qui unissent les populations de cet espace.
Berceau de grandes civilisations, la Méditerranée est depuis l’Antiquité un lieu de rencontres, d’échanges et de circulation des cultures comme des idées. Cette saison met à l’honneur la créativité des artistes qui, par leurs œuvres, parviennent à créer des ponts entre les pays méditerranéens et leurs populations. Elle constitue ainsi une occasion privilégiée de réflexion et de partage autour de l’offre culturelle proposée, tout en valorisant la culture, les innovations, les artistes, les jeunesses et les diasporas qui font vivre de cet espace.
Lancée à Marseille le 15 mai, la Saison Méditerranée se déploiera dans toute la France jusqu’au 31 octobre, avec plus de 200 événements artistiques et culturels.
C’est l’Institut français qui met en œuvre cette saison, sous le commissariat général de Madame Julie Kretzschmar.
Elle a été nommée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Culture. Elle est directrice artistique, commissaire et metteuse en scène. Elle travaille avec des artistes de la Rive sud de la Méditerranée et de leurs diasporas au sein de la structure Bancs Publics, basée à la Friche la Belle de Mai à Marseille. Son travail se situe entre le local et l’international, en lien surtout avec le monde arabe et le Continent africain. Elle s’intéresse aux questions de diversité, d’interculturalité et aux enjeux de représentation.
Elle accompagne également des artistes qui abordent des sujets de société, ainsi que les héritages du colonialisme et les questions de métissage.